La vallon d'Escaunes à Cantarelles

Vallon de Sernhac, Aqueduc Romain
Vipérine commune, Vipérine vulgaire Echium vulgare L., 1753 Classe : Equisetopsida Ordre : Boraginales Famille : Boraginaceae Sous-Famille : Boraginoideae Tribu : Lithospermeae Genre : Echium Vallon de Sernhac
Vallon de Sernhac, Aqueduc Romain, Uzès à Nîmes, randonnée

« Mille murets, mille solidarités » au vallon d’Escaunes à Cantarelles

Réputé pour ses galeries romaines à la suite du Pont du Gard, ce site est remarquable à bien des égards : un site exceptionnel de terrasses méditerranéennes plantées d’oliviers entretenues par des familles bénévoles.

Une exceptionnelle biodiversité, un calme et une quiétude pour se ressourcer.

Historique

Sur ce site ont été découvertes de très nombreuses traces de l’occupation humaine, depuis la préhistoire : les vestiges très spectaculaires de deux tunnels de l’aqueduc de Nîmes (1er siècle), les fronts de taille d’anciennes carrières d’une molasse très prisée pour sa facilité de taille, l’inépuisable travail des paysans pour la mise en valeur de tout le versant, avec la construction de terrasses cultivées…

Tunnels romains

Ici, les Romains ont choisi de creuser la molasse calcaire pour que passe l’aqueduc, amenant les eaux de la source de l’Eure à Uzès jusqu’à Nîmes.

De cet ouvrage, il reste deux tunnels, celui de Perrotte (74 m de long) et celui de Cantarelles (60 m) qui restent le témoignage vivant du passage de l’eau pour répondre aux besoins croissants de Nîmes (Nemausus)

L’observation des traces laissées par les outils permet de reconstituer l’opération de creusement. Celle-ci a été réalisée à partir des deux extrémités et depuis des puits d’extraction selon la technique d’un percement à l’aveugle.
Le tunnel de la Perrotte, cet ouvrage de 65 m de longueur est situé en amont de la carrière : les traces des outils (escoudes : sortes de pics à deux pointes) utilisés pour percer le tunnel et les logettes pour lampes à huile sont visibles sur les parois ; les puits ont permis aux entrepreneurs de multiplier les fronts de taille, deux équipes travaillant l’une vers l’autre.
 Une grande courbe permet au canal de franchir le centre du vallon des Escaunes sur un simple ponceau. L’association a aménagé cet espace en 2020 en positionnant des courbes de niveau, mettant en valeur la côte 64, hauteur de passage de l’eau dans le vallon

Dans le tunnel des Cantarelles, de 60 m de long, des traces identiques sont également visibles sur les parois. La grotte située près de l’entrée amont de l’ouvrage fut habitée durant la préhistoire, elle a également servi de forge pour aiguiser les outils et éventuellement de logement aux ouvriers du chantier.

Jean Claude Bessac, archéologue, a évalué le personnel et le temps de travail nécessaire à l’opération : un peu plus de deux mois pour 130 m de galerie avec 14 équipes de 2 mineurs assistés d’une quinzaine de manœuvres chargés de l’évacuation des déblais, soit un total de 43 personnes pour un résultat journalier de 2,16 m. En un peu plus de six mois supplémentaires (185 jours), les mêmes équipes ont pu continuer dans le même secteur en ouvrant 400 m de tunnel sous la garrigue de Sernhac. Les maisons de la rue des Bourgades, en haut du village, sont construites au-dessus de cette galerie.

Biodiversité

La faune et la flore sont omniprésentes dans le Vallon.

Une présence végétale bigarrée d’une grande richesse constituée de plantes naturelles de garrigue (pistachier, arbousier, kermès, ciste blanc, euphorbe, herbe au bitume, thym, sarriette…) et d’espèces importées pour l’agriculture (figuier, amandier, olivier, prunier, abricotier…)

Une présence animale remarquable et variée dont l’aigle de Bonelli, la huppe fasciée, le rollier d’Europe, le lézard ocellé, nombreux insectes et papillons…

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